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Des enfants et des identités

Publié le12/11/2009

La France aurait-elle à ce point un problème identitaire pour s’interroger sur sa propre identité ?

Alors que, dans le monde, près de 50 millions d’enfants n’ont pas d’identité – en violation avec l’article 7 de la Convention des droits de l’enfant sur le droit à une nationalité – la France aurait-elle à ce point un problème identitaire pour s’interroger sur sa propre identité ? La France aide-t-elle tous les enfants de son territoire à s’intégrer, quand seul 10 % des 5 000 à 7 000 enfants à l’identité Rom, en France, ont droit à la scolarisation ? Pourtant l’État a l’obligation pour de mettre tout en œuvre à cette fin, toujours en accord avec l’article 28 de Convention des droits de l’enfant.
Si l’identité ne s’attache qu’à des symboles, tels que l’hymne, le drapeau, en occultant la diversité, si l’intégration est pensée comme une montée sociale impliquant l’abandon de sa culture et de sa langue, si l’identité française n’est pas d’abord le respect de tous, hommes, femmes et enfants et le respect de leurs droits, alors ce débat est inutile et dangereux.
« Il est à craindre que cette initiative à visées politiciennes revienne à construire de toutes pièces une identité fantasmée, prétexte à stigmatiser et exclure davantage une partie de ceux qui vivent en France, et soit bien loin de mettre en lumière la richesse, la complexité et les contradictions des valeurs et des pratiques qui se sont forgées au cours de notre histoire » a déclaré le FSU.